Bio

GIULIA JONES

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Fruit d’un exercice génétique improbable, Giulia Jones vient au monde mort-né un 13 Avril à minuit, ressuscite 5 minutes plus tard et elle veut dessiner, baby, DESSINER ! À cinq ans, elle se raconte des épisodes  inédits d’Amicalement Votre. À dix huit ans, elle est publiée chez Vogue Hommes. Et pourtant, ce qui sort ne lui convient pas. Imaginez ! Ses influences majeures – Neil Gaiman, Franquin, Alan Moore, Conrad, Hermann, Jijé, Chaland – l’établissent chez les illustrateurs post-modernes : écriture complexe et chaotique, style où l’idée prime avant tout. Hollywood, Freud, biophysique, B.D., espionnage industriel, tout lui est bon pour liquider ses obsessions sur l’ordre et la normalisation… Dessiner ! Durant 10 ans, elle va gribouiller et raconter, raturer et recycler. En attendant, elle sera agent immobilier, actrice, assistante de production. Dessiner encore ! Régisseur de clips, marketingwoman, technicienne de stockage… Dessiner, dessiner, dessiner ! Et un jour, ELLE SAIT : la page dont elle rêvait depuis 10 ans est là, achevée. Elle troque alors son pinceau pour une Cintiq et se débrouille pour vendre ses dessins. De l’alimentaire (conception publicitaire pour les agences Arsenic, Ad-Lib), des illustrations (pour les magazines Platine, L’Affiche, Golgoth ou Kromozom), des B.D. (la mini-série Asylum prévue chez DC Comics, Rouge Hawaii en quête d’éditeurs, Indeh, chez Dargaud peut-être). Elle fut aussi rédactrice en chef et seule journaliste du Mangazine, revue gratuite sur la Japanimation (4 numéros par an pendant deux ans, 100 000 ex !). Dessiner, encore et toujours et ici et maintenant ! Oui, mais… elle songe parfois qu’elle est mort un 13 Avril… Et que Giulia Jones n’existe pas, n’écrit pas, ne dessine pas… et elle espère bien obtenir un Pulitzer, 2 Hugo, un Oscar®, un Alfred, 3 Eisner et un Nebula avant sa véritable mort ! Alors maintenant, foutez-lui la paix !